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Réseau 63 d’Éducation Sans Frontière

“Tout enfant séjournant sur le sol français a droit à l’éducation”

dimanche 1er octobre 2006, par le bureau

IDÉES pour Beaumont, c’est la volonté de lutter pour plus de justice sociale. C’est pour cette raison que, cette année encore, le réseau 63 d’Education sans frontières sera notre invité. Renforcer son image en procédant de façon hautement symbolique, dès la rentrée politique de septembre, à l’expulsion des immigrés de Cachan, pour beaucoup en situation régulière, nous paraît profondément indigne de la part de celui qui, usant de son rang de ministre, croit servir le candidat aux présidentielles qu’il est lui-même.

Dans nos écoles, dans nos collèges et nos lycées, des élèves vivent des situations difficiles : parents clandestins, sans papiers, réfugiés ayant fui un pays en guerre et attendant une hypothétique régularisation dans une précarité quotidienne (logement, nourriture, …).

Pour tous ceux-là, la France est de moins en moins « une terre d’asile ». Le climat sécuritaire et le recul du droit d’asile créent des situations indignes où l’on a vu de jeunes élèves, arrachés à leurs études et reconduits à la frontière encadrés par les forces de « l’Ordre ».

Né à l’initiative d’enseignants, de parents, d’éducateurs, de syndicats et d’organisations attachées à la défense des Droits de l’Homme , le Réseau Education Sans Frontières, s’est donné pour tâche de s’opposer à ces atteintes aux droits les plus élémentaires des personnes. Présent dans notre département comme sur l’ensemble du territoire national, il a multiplié les activités au cours de ces derniers mois : manifestations à Clermont, appui à des collectifs locaux de soutien à des enfants scolarisés menacés d’expulsion, sensibilisation des populations, des élus, démarches en direction de la préfecture, etc.

Écolier, vos papiers !
Grâce à ces mobilisations, il est devenu de plus en plus difficile « d’expulser en silence ». Plusieurs cas, dont la presse régionale s’est parfois fait l’écho, ont ainsi trouvé une issue favorable : des élèves scolarisés en primaire ou au collège, (Clermont, Aigueperse, ...), dont la demande d’asile avait été rejetée dans un premier temps, ont pu obtenir un titre de séjour, et retrouver leurs camarades de classe. Arrivant de Mongolie, de Tchétchènie, du Kosovo ou d’autres régions du monde où leur vie était menacée ils peuvent aujourd’hui envisager un avenir.

Pourtant, pour quelques cas résolus, beaucoup d’autres enfants,des étudiants également, continuent à connaître le drame de la privation du droit à une existence décente, l’obsession de l’interpellation, la peur d’une expulsion pratiquée dans des conditions souvent honteuses.

Pour tous ceux- là, le Réseau Education Sans frontières, reste actif et vigilant et appelle au soutien de tous ceux qui restent attachés à la défense des Droits de l’Homme et de l’Enfant.