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Libéralisme et bijoux de famille

lundi 5 septembre 2005, par le bureau

L’actualité impose d’étranges rapprochements qui ne sont pas sans laisser le citoyen pantois. Les annonces concomitantes de la suppression d’un nombre important de liaisons ferroviaires et du lancement de la privatisation des sociétés des autoroutes ne peuvent que marquer les esprits. Qu’un gouvernement de droite veuille se débarrasser d’un réseau, certes déficitaire (mais à qui la faute ?), sacrifiant ainsi un peu plus le Service Public, n’a rien de bien étonnant, mais qu’au nom de la réduction d’une dette qu’il n’a d’ailleurs cessé de creuser il se débarrasse d’un outil aussi juteux si l’on en juge à l’intérêt qu’il suscite, voilà qui laisse perplexe !

La justification, unique, repose donc sur la nécessité affirmée de désendetter l’État. Curieux calcul qui conduit à vendre les bijoux de famille les plus productifs pour alléger la dette de 1% (dette 1000 milliards, coût estimé 10 milliards) ! En réalité, il s’agit bien là d’une décision purement idéologique, d’inspiration libérale, et il faudra que les automobilistes, déjà lourdement taxés, souffrent d’enrichir quelques sociétés multinationales dont on peut s’interroger sur les orientations futures dans le cadre de l’aménagement du territoire par exemple.

Mais il est vrai que, plus que le budget des automobilistes, c’est l’allègement de l’impôt sur la fortune qui mobilise les députés UMP …