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Libéral ... bol !

vendredi 19 septembre 2008, par le bureau

Privatisation des banques ou de grandes entreprises – hier, France Télécom, aujourd’hui Gaz de France, demain La Poste et EDF, les vagues de libéralisme décidées par ceux pour qui l’existence d’entreprises et de services publics constitue un motif permanent d’indignation déferlent sur notre pays à un rythme accru.

Les fermetures de classes, d’hôpitaux, de tribunaux, de bureaux de Police ou de perception traduisent le désengagement de l’État cher aux libéraux, mettant à mal tous les principes de solidarité et d’égalité des citoyens devant les services de l’État. À cela, il convient d’ajouter la réforme du code du travail, la remise en cause continue d’acquis sociaux comme le droit à la santé ou celui à la retraite, mesures propres à instituer la précarité et à générer l’angoisse, y compris dans les couches moyennes qui se croyaient à l’abri et dont le pouvoir d’achat ne cesse de régresser alors que la pénibilité et la durée du travail augmentent pour les actifs.

À ce triste bilan, hélas prévisible, et dont le passif ne cesse de s’alourdir, il convient d’ajouter une politique sécuritaire qui se plaît à ficher enfants, ados ou adultes, y compris pour des raisons n’ayant rien à voir avec le pénal, la remise en cause de la laïcité qui deviendrait « positive » ( !), celle de la République que l’on voudrait voir se transformer en « Démocratie Communautaire », sans parler de la fascination atlantiste qui nous fait singer les États-Unis mettant la vie de nos soldats en danger dans un conflit dont tout le monde a compris qu’il ne pouvait pas avoir d’issue militaire … Et nous n’aurons pas la cruauté d’évoquer le sort réservé aux sans papiers, politique choquante et inefficace pour le pays des Droits de l’Homme.

Ne nous y trompons pas, ceux qui prétendent guérir le pays, en lui administrant la potion infectée du libéralisme, ne font que servir leurs intérêts, les nôtres ne leur étant que profondément indifférents …