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Les (Sar)choristes

mardi 5 octobre 2004, par le bureau

M. Sarkozy Nicolas, il ne pouvait pas s’appeler Noël, vibrionnant ministre, postulant inlassable et quotidien à la présidence de l’UMP d’abord puis à celle de la de la République ensuite, et son frère Guillaume, vice-président du MEDEF, aiment à entonner la “Complainte des 35 heures”, paroles et musique de Monsieur Seillière, non pas intermittent du spectacle mais permanent du recul social.

Ces médiocres couplets, de triste essence et d’orchestration dépassée, ne peuvent que susciter l’étonnement des milliers de salariés à la recherche d’un emploi. Certes le bilan des 35 heures n’est pas facile à établir mais les observateurs les plus objectifs les créditent tout de même de quelques centaines de milliers d’emplois.

Ce qui ne laisse aucun doute, c’est que leur remise en cause entraînera une nouvelle augmentation du nombre de chômeurs. Alors que le gouvernement ne cesse de tabler sur un plus grand nombre de salariés cotisant pour réduire le déficit budgétaire et assainir celui de la Sécurité Sociale, une telle attitude laisse perplexe. Peut-on, en effet, sérieusement envisager que nos brillants dirigeants puissent faire fi de l’intérêt collectif pour céder à ce qui ne paraît être que celui de quelques-uns ?
De telles pensées, vous le comprendrez aisément, ne sauraient être formulées à haute voix encore que les électeurs ne puissent être éternellement pris pour … des enfants de chœur.