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L’équilibre des comptes publics ou comment dire une chose et faire son contraire !

jeudi 1er septembre 2011, par Le Groupe IDÉES Pour Beaumont

Il est clair que le déficit des comptes publics et de ceux de l’État en particulier pose problème. Pour autant, la proposition de Nicolas Sarkozy d’inscrire dans la constitution une limite au déficit publics est purement une affaire de communication et non de conviction. D’autant plus que les notions d’économie du Président sont des plus lacunaires !

Les chiffres de la dette publique française et les comptes de l’État sont largement disponibles sur Internet, en particulier sur le site du Ministère des Finances et de la Cour des Comptes. Ceci permet à chacun, soit à travers des tableaux, soit des courbes, de visualiser l’évolution des comptes publics ces 30 dernières années. Cela permet de voir que les dégradations les plus marquantes des comptes publics ont eu lieu sur les périodes 1993-1997, puis 2002-2005 et enfin 2007-2011. Dans ces périodes, Nicolas Sarkozy était soit ministre (en particulier au budget dans les années 90, aux finances en 2004) soit président. À chaque fois, il a préféré mettre en œuvre une politique clientéliste en abaissant régulièrement le montant des impôts des plus riches.

Actuellement, alors que la situation est franchement inquiétante, après avoir mis en place le bouclier fiscal en 2007, il le supprime ainsi que l’Impôt Sur la Fortune. Après un cadeau au plus riche en 2007 avec la loi TEPA, un nouveau cadeau pour les mêmes en 2011 ! Et pour financer une partie de ces cadeaux, il continue à démanteler les différents services publics sans en mesurer les conséquences sur ce qu’ils apportent au Français.

Les conséquences de ses approximations sont graves. En mettant en place une relance par une politique de la demande en 2007 (loi TEPA), Nicolas Sarkozy a, comme l’avait prédit la plupart des économistes, creusé à la fois les déficits commerciaux et limité la croissance. La conséquence immédiate a été une forte dégradation des comptes publics et une limitation des marges de manœuvres pour influer positivement sur l’économie. Le déficit produit ne sert même pas à faire des investissements productifs, pourtant indispensables pour envisager sereinement l’avenir comme le montre un récent rapport de la Cour des Comptes.

Ainsi, en un seul mandat, Nicolas Sarkozy aura réussi à doubler la dette de la France pour pouvoir faire une succession de cadeaux aux plus riches tout en faisant payer à une majorité de Français le démantèlement ou la privatisation de services publics essentiels.