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L’État ne connaît pas la crise

vendredi 12 décembre 2008, par Le Groupe IDÉES Pour Beaumont

Où l’on se rend compte que ceux qui nous gouvernent ne connaissent ou ne comprennent rien à l’économie, mais qu’en plus, ils sont bien incapables de donner l’exemple.

Croissance négative ou connerie positive ?

La crise est bien là, bancaire et maintenant économique. Si notre gouvernement de droite feint de l’ignorer, créant même un nouveau vocabulaire, la croissance négative, cela ne trompe personne ! Dans ce contexte, la politique imposée aux Français sera amère. Budgétairement, en 2009, les ressources de l’État seront à la baisse alors que les charges devraient augmenter, ou si l’on reprend le vocabulaire “lagardien” de notre Ministre de l’Économie, les charges devraient décroitre négativement et les recettes croître également négativement ! Nous ne sommes pas, paraît-il, entrer en phase de récession. Le faible endettement des foyers français, en comparaison à nos voisins allemands ou anglais a permis de maintenir la consommation à un certain niveau. Heureusement que Nicolas Sarkozy n’a pas réussi à implanter son idéologie ultralibérale ! Entre 2004 et 2007, combien fois a-t-il regretté publiquement que les Français ne s’endettent pas plus ! Si nous l’avions écouté, nous serions très clairement en situation de récession économique.

La politique du gouvernement : on transfère l’effort sur les plus démunis !

Le gouvernement a élaboré la loi de finance pour 2009 sans tenir compte des prévisions de croissance (positive ou négative ?). Cependant, il a prévu de nombreuses Économies par lesquelles, la ville de Beaumont sera touchée. Jusqu’en 2008, l’État remboursait, avec deux ans de décalage aux collectivités locales, une part significative de la TVA sur les investissements. La loi de finance prévoit de supprimer ce versement. Cela signifie, au vu des investissements 2008 de la commune, une perte de plus de 700 000 €. Elle supprime également le reversement DSU (développement social urbain), soit une baisse de 155 000 € pour Beaumont. Dans le même temps, l’État transfère la gestion des passeports à certaines communes. Beaumont instruira donc les nouveaux passeports pour l’ensemble du canton. Coût pour Beaumont en fonctionnement : environ 25 000 € sans compter la sécurisation des locaux (armoire blindée et système d’alarme). Généreusement, l’État reversera 3 200 €, tout en augmentant fortement le coût des passeports !

L’exemple de l’État

En résumé, l’État garde ou augmente ses recettes et transfère les charges sans compensation sur les communes. Dans le même temps, les primes dans les ministères augmentent de plus de 20 %. Ils suivent en cela l’exemple venu d’en haut avec un budget Élyséen en constante progression.

Pour qui nous prend-on ?