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De la crise à lʼaustérité ou les peuples en otages ...

vendredi 24 septembre 2010, par le bureau

Le capitalisme traverse une crise paradoxale car due à lʼaugmentation des profits et à la régression des salaires. Le besoin de consommation lui étant cependant nécessaire pour augmenter ses profits, le marché sʼest fait préteur en inventant des produits financiers quʼil savait parfaitement insolvables et quʼil sʼest employé à dissimuler dans des montages complexes.

Le point de non-retour atteint, il a sollicité les États hier si décriés, bien que dans la connivence, pour leur demander de l’argent que ces derniers n’avaient pas … et la dette privée d’alourdir la dette publique ! Bien évidemment, les États sont aujourd’hui contraints de solliciter les créanciers pour contribuer au remboursement des dettes contractées hier et arrivées à maturité aujourd’hui à un taux d’intérêt désormais plus élevé, la situation s’étant dégradée. Ainsi, la boucle est bouclée ! C’est du gagnant gagnant !

Comment sortir de cette situation qui, au siècle dernier, n’a trouvé de solution que dans la répétition de la guerre et l’arrivée du fascisme au pouvoir après la crise de 29 ?

La réponse est désolante qui laisse l’austérité apparaître alors comme le seul remède dont disposent les gouvernements européens, avec les risques de récession et la crise sociale qui l’accompagnent. Le manque de courage politique est flagrant, la soumission au marché, totale ...

Comme ce ne sont pas ceux qui ont profité des trente milliards d’exonération des charges fiscales, à travers le fameux amendement Coppé ou le bouclier fiscal, qui vont être sollicités, ce sont les Français les plus modestes, ceux qui peinent déjà, qui vont devoir s’acquitter de l’effort dont les plus riches seront dispensés. Il s’agit là de la choquante déclinaison que la droite fait du mot solidarité, seuls les plus naïfs pourraient en être surpris ...