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Coup d’état financier ?

Parole aux élus communistes du groupe

jeudi 5 janvier 2012, par Le Groupe IDÉES Pour Beaumont

Dans deux pays de la zone euro, dont l’un est fondateur de la Communauté européenne, les marchés ont réussi à propulser leurs hommes. Les deux sont des anciens de Goldman Sachs, l’une des plus puissantes banques d’affaires américaines au cœur des manipulations financières colossales à l’origine de la crise du système.

C’est un véritable coup d’état financier. Les marchés ont utilisé leur arme, à savoir la hausse vertigineuse des taux d’intérêt, pour menacer d’étranglement les pays qui ne répondaient pas à leurs injonctions. C’est extrêmement grave du point de vue démocratique.

Aujourd’hui, Mario Monti et Lucas Papademos sont là pour répondre aux exigences des marchés. On imagine à partir de là ce que représenterait le fameux saut fédéral, avec mise sous tutelle des politiques budgétaires des pays de la zone euro, opération pour laquelle Mme Merkel est prête à retoucher les traités européens. Si l’on veut préparer une sortie par le haut de cette crise, il faut absolument se détacher de cette dépendance absolue aux marchés.

Ce qui ramène à la proposition du Front de Gauche sur un tout autre rôle pour la Banque centrale européenne qui doit utiliser, comme elle pouvait le faire avant 1973, son pouvoir de création monétaire pour financer les investissements publics de création sociale à l’opposé des mesures d’hyper-austérité qui sont aujourd’hui la condition de toute aide financière.

Pour nos collectivités qui, actuellement, subissent de plein fouet, comme de plus en plus de personnes en France, les restrictions imposées par le gouvernement, il faudra mettre en place un pôle public et financier qui permette d’assurer un accès au crédit en dehors des marchés privés, donnant la possibilité entre autre à Beaumont de continuer à développer une ville dynamique, socialement efficace dans un environnement sain pour tous les concitoyens. Il faut récuser cette violation énorme de la souveraineté populaire et travailler à l’implication des citoyens et à la conquête de pouvoirs d’intervention. Place aux peuples !