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Commémorations

mardi 5 octobre 2004, par le bureau

Les commémorations constituent des moments forts de la mémoire nationale. À IDÉES Pour Beaumont, nous avons toujours pensé qu’elles devaient être dignes, significatives et partagées. Cela nous avait d’ailleurs conduits, en son temps, à dénoncer des manifestations stéréotypées, vides de sens et d’émotion. Qu’en est-il aujourd’hui ?

Des manifestations intéressantes

Le devoir de mémoire à l’égard des victimes des guerres est réaffirmé. Il s’élargit à la dénonciation des fauteurs de guerre et des crimes contre l’humanité. Élaborées en concertation avec les anciens combattants, les cérémonies sont désormais vivantes. Dans ce cadre, la dernière commémoration du 8 mai a été exemplaire : exposition sur le drapeau et le sentiment national, hommage à tous les résistants, concert axé sur la Marseillaise de Berlioz, pièce de théâtre “Inconnu à cette adresse” sur la montée du nazisme. C’est un hymne aux valeurs républicaines et au combat pour la paix et la dignité qui a été réaffirmé. Il en est de même de la décision de la municipalité de respecter le 19 mars pour marquer la date de la fin du conflit en Afrique du nord.

C’est également avec éclat que le 14 juillet est désormais marqué. L’inscription au fronton de la Mairie de la devise républicaine constitue un symbole fort.

Enfin, nous observons une participation croissante de la population qui vient à cette occasion partager les valeurs de respect, de défense de la République, de paix.

Des améliorations à poursuivre

Les efforts sont réels et les progrès sensibles. Il nous semble indispensable de poursuivre en ce sens.
IDÉES est favorable à une implication plus large et plus systématique de jeunes dans ces manifestations. Il faut que ces générations perçoivent qu’au-delà du respect, ces cérémonies rappellent l’attachement aux valeurs fondatrices de la République. Dans un monde tourmenté, les événements récents attestent de la nécessité de se battre encore contre la guerre, l’intolérance, le racisme. Liberté et fraternité sont trop précieuses pour être abandonnées et les jeunes ne doivent pas croire que ces acquis sont définitifs et “naturels”.
Le devoir de mémoire est désormais reconnu. Il mérite d’être encore mieux partagé, avec plus de clarté et d’adhésion.